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Lettre N° 99 - Observations en réponse (2)

Détails
Créé le mardi 1 janvier 2008 19:56

 

Conclusions du Commissaire du Gouvernement :

 

Observations en réponse

 

On trouvera ci-après les observations que nous avons rédigées en réponse aux conclusions du Commissaire du Gouvernement, lors de la séance du 3 mars 2008.

 

Sur la recevabilité

 

Les statuts de l’association adoptés en 1983, à l’époque où l’enseignement privé était menacé par le projet présenté par M. Savary d’un « grand service public d’enseignement unifié et laïc », ne pouvaient pas ne pas faire référence expressément à cette menace, ce qu’ils expriment par

 

Elle (l’association) veille en premier lieu à ce que soient préservées des conditions d'existence de l'enseignement privé conformes à son indépendance et à sa dignité.

 

Cependant ces statuts ajoutent immédiatement après :

 

Elle vise à défendre et à promouvoir la liberté du choix de l'enseignement par les intéressés à l'intérieur du secteur public.

 

En mettant sur le même plan que le premier ce deuxième objectif, alors que l’actualité concentrait l’attention du public sur le premier, les statuts n’entendaient nullement limiter la liberté du choix de l’enseignement dans le public à celle du choix d’un établissement scolaire et restreindre le nombre des intéressés aux seuls parents.

 

Dans le cas contraire, il eût été alors beaucoup plus facile et plus populaire de revendiquer, en une seule phrase, le libre choix de l’école par les parents, dans le public, comme dans le privé.

 

Les intéressés étaient nécessairement, et toute l’action de l’association depuis lors le confirme, l’ensemble des parties prenantes, dirigeants et créateurs d’écoles, parents et enseignants, dans l’enseignement.

 

Ils l’étaient nécessairement sur le plan des principes, parce qu’on ne peut revendiquer la liberté pour les uns sans la revendiquer pour les autres. C’est naturellement sur ce plan que se situait M. Maurice Boudot, premier président de l’association, ancien élève de l’école publique, professeur de philosophie à Paris IV Sorbonne, et sans enfants.

 

Le libre choix de l’école par les parents perdrait d’ailleurs le plus fort de son sens si toutes les écoles enseignaient de la même façon. A contrario, les méthodes pédagogiques différentes employées par les écoles hors contrat expliquent pour une large part leur audience.

 

Toute l’action de l’association, action régulièrement approuvée par ses membres lors des assemblées générales, le confirme. Dans sa préface à La Liberté d’enseignement, recueil publié après sa mort, en 2004, de la totalité des articles donnés par Maurice Boudot à la lettre trimestrielle de l’association, de 1983 à 2000, le professeur Roland Drago, alors vice-président de l’association, rappelle ses prises de position sur les Instituts universitaires de formation des maîtres, le port du tchador à l’école, les rapports entre les grandes écoles et l’université, toutes questions étrangères au libre choix de l’école par les parents.

 

L’index annexé à l’ouvrage reflète la diversité des sujets traités, l’item Pédagogie comportant six références, Lecture six aussi et Illettrisme huit.

 

Depuis 2000, d’autres articles ont été publiés dans la Lettre et en dernier lieu une opinion sur La liberté pédagogique des professeurs de Mme Zehringer, ancienne présidente de la Société des Agrégés.

 

Cet intérêt pour toutes les libertés de l’école est manifeste dans toutes les actions de l’association. C’est ainsi que l’on peut citer :

 

 

  • Les prix d’Enseignement et Liberté. Ces prix ont été attribués tous les deux ans de 1990 à 2002 à des auteurs d’ouvrages concourant à la réalisation des buts de l’association. A l’exception d’un d’entre eux (la thèse de M. Pierre-Henri Prélot sur les établissements privés d’enseignement supérieur) aucun des Grands Prix ne concerne principalement le libre choix de l’école. Celui de 2002 l’a été à Mme Elisabeth Nuyts, pour son livre L’École des Illusionnistes consacré entièrement à l’enseignement de la lecture.

 

Parmi les ouvrages ayant obtenu un prix secondaire ou une mention, l’un d’entre eux, Dans la jungle des manuels scolaires, par Hélène Huot, traite de questions pédagogiques et un autre, Lecture : la recherche médicale au secours de la pédagogie, traite exclusivement de l’enseignement de la lecture.

 

  • La réponse d’Enseignement et Liberté de juin 1999 à un questionnaire sur l’Education nationale et la contribution de l’association au Débat national sur l’école en 2005 témoignent également de son intérêt pour les questions pédagogiques.

  • Les formulaires adressés à ceux qui souhaitent adhérer à l’association expriment sans ambiguïté cet intérêt :

 

Indépendante de tous partis politiques et sans attaches confessionnelles, Enseignement et Liberté a pour objectif de lutter pour que soit expressément assurée et garantie la liberté de l'enseignement, c'est-à-dire le droit imprescriptible des parents de choisir l'école de leurs enfants et des étudiants de choisir leur université. Elle refuse le monopole de l'Etat sur l'éducation et défend le pluralisme scolaire qui comporte la coexistence d'un enseignement public et d'un enseignement privé, financés sur une base égalitaire par les fonds de l'Etat et ceux des collectivités locales.

 

Elle se préoccupe tout autant de la liberté dans l'enseignement public, dont elle dénonce la centralisation excessive, la politisation accrue et les pouvoirs exorbitants que les syndicats d'enseignants et les « pédagogues » y exercent. Son action dans ce domaine tend à accroître l'autonomie des établissements, à restaurer une véritable neutralité du service public d'éducation et à libérer le pouvoir de décision des multiples contraintes qui pèsent sur lui.

 

Elle agit aussi pour restaurer les méthodes d’enseignement mises à mal par des pédagogues imprégnés de l’idéologie marxiste. A ce titre elle dénonce les méfaits des méthodes globales et semi-globales d’enseignement de la lecture, toujours prédominantes, en dépit de leur condamnation par le ministre.

 

En ce qui concerne la question particulière, mais cruciale, de l’enseignement de la lecture, depuis la dénonciation des progrès de l’illettrisme par Maurice Boudot dans la Lettre du troisième trimestre 1987, l’association a participé au débat sur les méthodes en récompensant les ouvrages cités plus haut et

 

 

  • En organisant sur ce thème, un colloque présidé par le professeur Lucien Israël en 2001 et une conférence du docteur Wettstein-Badour en janvier 2007.

  • En constituant en 2000 un groupe de travail sur l’apprentissage de la lecture qui a publié un rapport de synthèse de quinze pages.

  • En publiant de nombreux articles sur le sujet dans la Lettre d’Enseignement et Liberté.

  • En faisant réaliser en 2006 par la Junior Entreprise de l’Ecole nationale de la Statistique et de l’Administration économique – ENSAE – une étude intitulée Comparaison des rendements des différentes méthodes de lecture.

Enfin, si quelques adhérents seulement se sont joints à titre personnel au recours formé par Enseignement et Liberté, c’est parce que l’association n’a pas voulu alourdir le dossier en donnant suite à la proposition d’en faire autant de 417 de ses adhérents.

 

Sur le caractère impératif

 

A supposer que l’expression « Pour ce faire, on utilise deux types d’approches… » n’ait pas un caractère impératif, il n’en demeurerait pas moins qu’elle est perçue comme telle, tant par ceux qui se réjouissent de son emploi dans l’arrêté du 24 mars que par ceux qui le déplorent.

 

Pour les seconds, les qualités de ceux qui se sont joints au recours d’Enseignement et Liberté en témoignent.

 

Parmi les premiers, les opposants déclarés à la circulaire du 3 janvier, dont la FCPE, la ligue de l’enseignement, le SNUIPP-FSU, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et Philippe Meirieu, lors d’une conférence de presse tenue en mars 2006 se sont réjouis de ce que le projet d’arrêté, censé enterrer la méthode globale, ait évolué, car « la phrase précisant l’existence de deux types d’approches complémentaires dans l’apprentissage de la lecture : analyse des mots entiers en plus petites unités référées à des connaissances déjà acquises et synthèse à partir des constituants, est rétablie ».

 

Et M. Roland Goigoux, professeur à l’IUFM d’Auvergne, sanctionné par le ministre pour son opposition à la circulaire du 3 janvier, a déclaré : « C’est un texte de statu quo.»

 

Les conditions sont donc toujours réunies pour que les professeurs des écoles qui voudront utiliser les méthodes alphabétiques soient mal notés.

 

Site Internet

 

www.enseignementliberte.org

 

 

 

Le site Internet va être entièrement refondé dans le courant du mois d’avril, avec une présentation plus pratique.


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